L’horizon comme seul point de repère, traversé par des rafales de vent, parsemé de moutons tranquilles, torturé de bosquets secs.
Dès que je le vois, j’en éprouve un grand frisson. Le glacier est énorme, sa masse blanche nous aveugle.
Le camion n’échappe pas au « plateau de la Mort »: pas de blessés mais le matériel a souffert…
Cul-de-sac et grand demi-tour dans l’immensité argentine.
C’est un autre Chili que nous traversons, un no man’s land sans drapeau ni patrie.
Nous avons froid, les anoraks sont détrempés, les pieds gelés, la route est coupée par des rivières en colère.
Bariloche, un endroit tellement beau que la voiture d’Antenne 2 décide d’y rester, le pont cassé.
Devant nous, 2300 kilomètres de pierres, de marais, de boue, de trous et de bosses.
Ce qui était atroce pour moi, explique Philippe, c’était de voir jusqu’où j’étais allé pour faire un film.
La nuit inoubliable de Guilène et d’un mécano dans un « transitorio », motel réservé aux couples illicites.
