Les petits moines ont le doigt tendu vers la grande pointe là-bas, qui crève le ciel. L’endroit est sacré.
Lorsqu’il les découvre, Robert a un choc : six hommes et une femme qu’on dirait sortis tout droit du Moyen-Âge.
Le thème du reportage de Francis est très prenant: la montagne que ne peuvent plus voir ses habitants.
Nous fonçons vers Pokhara où nous devons repérer notre plateau, au pied de l’Annapurna.
Les douaniers indiens sont époustouflés: nous fabriquons des faux sous leurs yeux et ils les trouvent très réussis.
A chaque seconde, un obstacle surgit : vélo, âne, gamin, camion, voiture, porc, cailloux ; sans compter les bosses, trous et rigoles…
D’un seul coup, le paysage est devenu vert, tranquille, somptueux. Nous sommes hors du temps.
A chaque virage, dans chaque ligne droite, la route tue.
Première vision : celle de cette foule ! Treize millions d’habitants ! Comme un raz de marée !
En survolant les superbes montagnes d’Oman, je ne peux m’empêcher de penser à ces deux mois passés en Afrique. C’est déjà l’heure…
