L’atterrissage à Roissy, où nous attendent nos familles et la suite de nos vies.
Les projecteurs s’éteignent sur le Raid, nous laissant désorientés par ce vide soudain.
Nos voitures sont déposées à terre par une grue, à quelques kilomètres du cap Horn, la terre du bout du monde.
Quelqu’un est peut-être là, dans l’obscurité, mortifié par le froid et la faim.
A bord du Rio Cisnes, une vieille coque à destination de Puerto Williams.
L’horizon comme seul point de repère, traversé par des rafales de vent, parsemé de moutons tranquilles, torturé de bosquets secs.
Dès que je le vois, j’en éprouve un grand frisson. Le glacier est énorme, sa masse blanche nous aveugle.
Le camion n’échappe pas au « plateau de la Mort »: pas de blessés mais le matériel a souffert…
Cul-de-sac et grand demi-tour dans l’immensité argentine.
Moments de grande solitude devant la beauté de la Patagonie.
